La girouette de l'église d'Escanaffles bat de l'aile, elle penche et doit être démontée
Description: Les éléments démontés seront étiquetés et stockés pour permettre en fonction de leur état général leur restauration et/ou leur remplacement...
Le clocher de l'église Saint-Martin d'Escanaffles ne va pas bien ! Et sa girouette en est l'illustration. Elle penche. La menace d'une chute de son support est prise très au sérieux et une intervention est nécessaire. Elle est programmée pour bientôt.
Pour le Premier échevin Jean Delestrain, en charge du Culte, " la stabilité de la girouette pose un vrai problème, il faut la démonter ! Au fil des années, les intempéries ont dégradé la charpente et la girouette est attaquée par la rouille ".
Le rapport technique remis au Collège dit ceci : " La girouette coiffant la flèche principale du clocher du bâtiment se trouve dans un mauvais état général. Cet ouvrage étant exposé aux intempéries est fortement attaqué par la rouille, qui donne lieu à une forte dégradation de l’acier affectant aussi son raccord avec la charpente. A l’heure actuelle, ce raccord est visiblement très endommagé et affecte gravement la stabilité de cet élément : il est facile de constater l’inclinaison de la girouette. Ceci nécessite le démontage urgent de la girouette étant donné le potentiel danger que cela pourrait susciter si elle tombe. Pour cela, il est impératif de veiller à toutes les mesures de sécurité nécessaires pour le bon déroulement des travaux de démontage de cet ouvrage ".
L'humidité en cause
Le bureau Bruyères Partners a de son côté dressé un état des lieux général de la structure. Il confirme que " la plupart des éléments qui composent la charpente de la flèche de l’église ont subi des dommages causés par l'humidité. Ces dommages sont dus à plusieurs trous dans la toiture résultant du manque ou du décollement des ardoises. Les éléments en bois qui se trouvent près des abat-sons subissent une importante perte de matière en raison de l’infiltration d’eau pluviale. Ces infiltrations d’eau entrainent la dégradation du bois, ce qui nuit à la structure de la charpente ".
Quant aux maçonneries, il ressort que " les façades de la partie romaine de l’église présentent deux fissures qui longent presque toute la hauteur du mur. Actuellement, ces fissures sont en train de désolidariser la maçonnerie à cet endroit du mur. Il est crucial de prêter une attention particulière à ce problème. En ce qui concerne le comportement de ces fissures, actuellement nous ne savons pas si elles sont actives ou passives ", en conséquence " il est indispensable de faire établir dans les plus brefs délais une étude de stabilité par un ingénieur spécialisé afin de comprendre les enjeux du problème ainsi que les possibles solutions à mettre en place ".
Une subvention à la clé
Une intervention est donc prévue, le dossier est en cours de constitution. Il tient compte de l'état des lieux dressé, de la configuration de l'église et de son pourtour. L'église étant par ailleurs classée, une subvention pouvant aller jusqu'à 50% peut être envisagée. " Il faudra utiliser une nacelle et elle devra s’adapter au travail sur la toiture, aucun point d’appui n’est autorisé sur la couverture concernée par les travaux de démontage de la girouette qui seront réalisés en plusieurs parties et en tenant compte des éléments fragiles ou instables ", indique le Premier échevin, sur base du rapport technique.
Les éléments démontés seront étiquetés et stockés pour permettre en fonction de leur état général leur restauration et/ou leur remplacement à l’identique. Ce démontage et la pose d'une étanchéité provisoire pour protéger la charpente des intempéries ne seront que le prélude à des travaux plus importants à prévoir dans les années à venir.